Le littoral Le littoral
Le littoral

 Les étages du littoral

La frange littorale est un espace de transition entre la terre et la mer, que l'on découpe en plusieurs étages :

  • Le supralittoral : situé au dessus du niveau des eaux, il est soumis à l'influence des embruns. On y trouve notamment des plantes halophiles (qui supportent le sel marin) comme la Barbe du Jupiter (Anthyllis barba-jovis).

  • Le médiolittoral : cet étage tantôt submergé, tantôt immergé, est compris dans la zone des marées et est donc peu développé en Méditerranée. Cependant, on y trouve une importante biodiversité, capable de supporter des périodes régulières d'assèchements prolongées : la fameuse "algue trottoir" (Lithophyllum lichenoides), la patelle (Patella sp), les balanes (Balanus sp) ou encore la tomate de mer (Actinia equina).

Barbe de Jupiter

Barbe de Jupiter (J.Payrot)

 Patelle

Patelle (R.Rivas)

Tomate de mer

Tomate de mer (E.Rivas)


  • L'infralittoral : c'est dans cette zone, qui s'étend jusqu'à la limite inférieure des posidonies, que l'on rencontre la plus grande diversité : poulpes (Octopus vulgaris) et triptérigions (Tripterigion tripteronotus) côtoient girelles (Coris julis), oursins (Sphaerechinus granularis) ou encore l'éponge Crambe crambe.

Poulpe

Poulpe (E.Rivas)

 Oursin violet

Oursin violet (J.Payrot)

Girelle mâle

Girelle Mâle (E.Rivas)

 Triptérigions

Triptérigions (E.Rivas)

Eponge Crambe crambe

Eponge Crambe crambe (J.Payrot)


  • Le circalittoral : cet étage s'étend depuis la limite inférieure de la posidonie jusqu'aux profondeurs où la vie des algues devient impossible, faute de luminosité suffisante. On y trouve notamment les gorgones (Eunicella cavolinii) et le corail rouge (Corrallium rubrum).

Corail rouge

Corail Rouge (J.Payrot)

  Le littoral des Maures

Le Littoral des Maures recèle un patrimoine naturel d’une exceptionnelle qualité. Ses paysages, ponctués de caps, d’îlots rocheux et de plages, abritent l’une des plus belles forêts méditerranéennes du pays. La vie et les fonds marins sont d’une grande richesse : tombants, grottes, épaves alternent avec les herbiers de posidonies et les fonds de coralligène, écosystèmes remarquables de Méditerranée.

C’est aussi l’un des espaces les plus préservés de la côte méditerranéenne française : 5 sites sont protégés par le Conservatoire du Littoral, une grande partie de sa superficie est identifiée par des inventaires de connaissance (Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique) et reconnue d’intérêt communautaire au titre de Natura 2000.

 

Le Cap Camarat

Cap Camarat

Cap Camarat (E.Rivas)

Culminant à 130 m au dessus du niveau de la mer, le phare de Camarat surplombe la forêt de pins et de chênes accrochée aux rochers de granulite rugueux sculptés par les éléments.

L'îlot des Portes, la mer souvent agitée et le tournoiement des gabians façonnent le paysage de ce cap sauvage et fascinant.
A ses pieds, juste derrière Bonne Terrasse, la plage de Pampelonne étire ses 4 km de sable fin et les guinguettes estivales qui en font la renommée.

 

La plage de Pampelonne

Pampelonne

Pampelonne (E.Rivas)

Avec ses 30 000 visiteurs quotidiens en été, ses 500 mouvements de navires recensés certains après-midi du mois d’août, et ses 40 millions d’euros de chiffre d’affaire annuel générés par 35 établissements de plage employant plus de 560 salariés, le site de Pampelonne est un véritable paradoxe géographique.
Classée «espace naturel remarquable» par un arrêté du Conseil d’Etat datant du 13 novembre 2002, la plage de Pampelonne fait aujourd'hui l'objet d'un schéma d'aménagement piloté par la commune de Ramatuelle et dont les objectifs sont de conforter le paysage agraire traditionnel de l’arrière plage, reconstituer et protéger le milieu dunaire et sa végétation originelle, organiser la fréquentation de la plage de façon à préserver son environnement dans le temps, et améliorer la localisation et reconstruction des bâtiments d’exploitation des lots de plage, afin de renforcer l'ambiance «nature».

 

Le Cap Taillat

Cap Taillat

Cap Taillat (E.Rivas)

Le cap Taillat revient de loin. Plage sublime, rochers envoûtants, facile d'accès, ce site est certainement le plus vulnérable du territoire.
Après avoir échappé à la spéculation immobilière des années 1970, il a subit l'assaut des campeurs sauvages. Acquis par le Conservatoire du Littoral en 1987, il est aujourd'hui préservé avec bienveillance par 2 gardes du littoral qui s'attachent à lui rendre son côté sauvage : restauration des sentiers, canalisation des visiteurs, information du public un travail de longue haleine, loin d'être achevé tant l'attraction du cap Taillat est impressionnante : plus de 200 000 personnes viennent chaque saison le découvrir, le vivre et malheureusement parfois, le maltraiter.

 

Le Cap Lardier

Cap Lardier

Cap Lardier (E.Rivas)

Situé sur la commune de la Croix Valmer, le cap Lardier constitue un éden sauvage, mosaïque de paysages et d'odeurs de maquis.
Le sentier du littoral et les pistes forestières qui le parcourent, permettent au visiteur de découvrir sa côte rocheuse, les plages de Gigaro, de Jovat et du Brouis et sa pointe classée réserve intégrale, depuis laquelle le panorama est époustouflant.
Géré conjointement par la commune et le Parc National de Port Cros, le cap Lardier attire chaque année quelques 200 000 visiteurs, pressés de s'enivrer de l'arôme des Maures.

 

La corniche des Maures

Maison Foncin

Maison Foncin (E.Rivas)

 Corniche des Maures

Corniche des Maures (E.Rivas)

Les 5 km de la corniche s'étendent entre le Rayol Canadel et Cavalaire, face à l'île du Levant. Véritable fenêtre verte, où le massif des Maures plonge dans la mer, cette zone remarquable est indissociable de la Maison Foncin, bastide blanche plantée au sommet de la colline et amer très connu des marins, confiée au Conservatoire du Littoral en 1977 par sa propriétaire.

Dernière modification le 14 Avril 2014
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